Réaction en Chaîne 0006

    L'air se fraie un nouveau chemin dans vos poumons guéris. Vous ouvrez brusquement les yeux, tandis que votre cœur reprend ses battements un instant interrompus et que toutes vos fonctions vitales reprennent le travail. Mourir n'est jamais très agréable, mais a vrai dire vous préférez encore trépasser que ressusciter tant cette étape vous donne le sentiment d'être une machine biologique, une mécanique rodée qui ne fonctionne que quand ses pièces sont en bon état.

    Pour l'instant tout ce que vous voyez du monde est un coin de plafond, un pan de mur. Sur le coup, comme cela arrive parfois au réveil après une nuit profonde, vous ne savez plus du tout où ni quand vous êtes. A si, cela vous revient, on est en 1935, à Istanbul. Non, 1854, à Séoul. Non, ça y est, vous y êtes. 1998, Amsterdam. Fin du XXème, déjà... comme le temps passe vite.

    Vous vous relevez, et cherchez à réunir vos esprits en contemplant votre chemise déchirée et maculée de votre sang. Vous remarquez à quelques pas de là, un gros carreau d'arbalète, comme vous en utilisiez au XVIIIème, et soudain tout vous revient. Cet Immortel inconnu, l'enlèvement de Maria, Connor, New York.


    Mais pourquoi passer par vous ? Vous n'avez pas vu Connor depuis au moins 75 ans...



    Le Caire - 1922

    Vous n'appréciez guère les souks, toute cette promiscuité, ces odeurs agressives. Mais ils avaient un avantage certain, la foule était bien trop dense pour que l'Immortel que vous ressentiez depuis plus d'un heure puisse vous attaquer.
    En revanche, elle vous empêchait aussi de le localiser. Vous aviez même du mal à déterminer s'il n'y en avait qu'un ou deux, puisque la sensation venait parfois de l'arrière, parfois de l'avant, dans un intervalle trop court pour qu'un homme puisse se déplacer d'un point à l'autre à travers cette cohue.

    Quoi qu'il en soit, cela vous donnait la nette impression d'être une cible, et vous avez toujours eu horreur de ça. Au risque de quitter le marché si densément peuplé, vous vous êtes dirigé d'un pas rapide vers les zones de stockages, en essayant de le semer, en vain.

    Vous vous êtes trouvés nez à nez avec un Immortel vêtu d'une djellaba, cimeterre à la main, l'air fort surpris de vous voir. Derrière vous, une voix familière.
    - Laisse-le tranquille, c'est moi que tu veux, dit-elle.

    Ils étaient deux, cela expliquait votre mal à n'en situer qu'un. Ils se poursuivaient, et votre propre buzz a perturbé leur recherche respective dans un mortel ménage à trois.
    Connor, derrière vous, repris :
    - Tiens, Frans, tu vas bien, depuis le temps ! Tu m'excuses, je finis cet insolent, et je suis à toi.
    En effet, l'affaire fut vite réglée, et vous quittèrent les lieux avec lui, bras-dessus bras-dessous, en vous racontant les souvenirs de votre passé.



    Mais tout cela, c'était il y a longtemps. Vous avez depuis perdu contact avec lui. Il vous faut pourtant le joindre, pour retrouver Maria et le prévenir. Comment pensez-vous procéder ?

    Vous cherchez minutieusement, par téléphone et sur Internet, dans les pages blanches de toutes les grandes villes où il a l'habitude de séjourner.
    Fouiller les annuaires

    Vous recherchez son cousin, Duncan, que vous ne connaissez pas personnellement mais dont vous savez qu'il est moins mobile et vit souvent à Paris ou a Seacouver.
    Chercher Duncan MacLeod

    Vous préférez partir seul et dès à présent pour New York, sans chercher Connor MacLeod.
    Partir seul à New York


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