CALCUTTA
 

5 avril

Après une nouvelle nuit de train (cette fois en seconde classe climatisée, ce qui change bien plus que la température : les fenêtres ont des vitres, les couchettes des draps et les passagers plus de manières... et surtout on est à l'abri du bruit), on arrive à Calcutta sans avoir vu un seul bidonville. De la fameuse gare de Howrah, l'une des plus grandes du monde, on prend le ferry pour traverser le fleuve, esquivant ainsi le pont où transitent des millions de personnes chaque jour.

© Frédéric Jeorge - Tous droits réservés

Calcutta, créée de toutes pièces par les Anglais en 1690, compte aujourd'hui environ 12 millions d'habitants. La terrible pollution et les 40 degrés qui écrasaient déjà la ville en avril ne nous ont pas aidés à l'apprécier, bien qu'elle nous ait semblé beaucoup moins dangereuse et miséreuse que sa réputation. C'est bien simple, on y a vu moins de mendiants qu'à Paris, mais cela ne veut pas dire que le problème de la misère est résolu.

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D'un quartier à l'autre, les contrastes sont saisissants, entre beaux immeubles mal entretenus et temples rutilants, masures à même le trottoir et hôtels de grand luxe...
Ci-dessous, le Victoria Memorial Hall, pâtisserie de marbre blanc érigée en 1921.

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"Quand Shiva dansa avec le cadavre de Sati et que Vishnu coupa celui-ci en morceaux pour arrêter la danse cosmique, un orteil de Sati tomba ici. Il n'en fallait pas tant pour rendre le lieu hautement vénérable." (Guide du Routard).
La visite du temple de Kali, tout barbouillé du sang des sacrifices quotidiens, peut être assez dérangeante. Ci-dessus, les alentours du temple.

Ci-dessous, le temple Jaïn de Sital Nath, un endroit remarquablement propre et fleuri, au décor extravagant et cosmopolite. Cette religion prône le respect absolu de toute vie, au point que ses adeptes les plus pratiquants portent un mouchoir devant la bouche pour ne pas avaler d'insecte et balayent devant leurs pas pour ne pas risquer d'écraser une fourmi...

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Un peu en dehors de la ville, le jardin botanique est un havre d'oxygène, de verdure et de calme. L'arbre le plus spectaculaire est un banian qui continue de projetter d'innombrables branches-racines sur une circonférence de 420 mètres, bien qu'il n'ait plus de tronc depuis 1925.

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