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Chavin
On reste sur les hauts plateaux mais en se rapprochant un peu de la côte. Décidément les trajets en bus sont particulièrement éprouvants, surtout de nuit : les véhicules sont antédiluviens, les chauffeurs fonctionnent à la coca et ne se relaient pas, les routes sont simplistes, parfois à peine plus larges que le bus lui-même et serpentent entre falaise et ravin, et il n'est pas si rare de voir loin en contrebas le bus de la semaine précédente ayant manqué un virage.
Les pauses-repas sont aussi... aventureuses. Une fois par exemple j'ai commandé de la 'galina' (de la poule en théorie) dans un tout petit relais bien crade sur la route. Quand l'assiette est arrivée j'avoue avoir été assez surpris, les volailles n'étant généralement pas pourvues d'oreilles et de dents de rongeur.
Ça a l'air un peu craignos dit comme ça et... bon ça l'est, c'est vrai, mais dans l'ensemble on fait avec, on se débrouille.
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