Il fallait rentrer chez nous pour récupérer nos papiers, de l'argent, des vêtements, les sauvegardes... mais derrière les véhicules de presse du monde entier, tout le quartier était sévèrement bouclé par la police et l'armée, par crainte des dommages structurels et des pillages, mais on n'avait pas le choix ! On a finalement trouvé une faille pour passer, et avons regagné notre immeuble. 27 étages à pied dans le noir, forcément, plus de courant nulle part. Les fenêtres étaient restées grandes ouvertes, et tout était recouvert d'une épaisse couche de poussière. On a jeté la nourriture, empaqueté de quoi rester au loin un temps indéterminé, et tout bouclé. Au moins, nous faisions face au fleuve... pour les locataires de l'autre côté, donnant droit sur les tours, la situation était bien plus catastrophique, voire gore. D'ailleurs, presque tout ce côté de l'immeuble a été abandonné pendant de longs mois.