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L'approche de LA ville se fait par des banlieues calmes, au relief volcanique torturé avec de gros blocs de lave à la place de certaines maisons. Puis peu à peu, le tissu se resserre, avec des centres commerciaux, des collines presques denses, et même, enfin, un début de skyline.



Capitale la plus septentrionale du monde, dont le nom signifie "baie des fumées", Reykjavik et sa banlieue concentrent 80% des habitants du pays.

Quand elle a été nommée capitale en 1786, elle comptait moins de 200 habitants. Avec 202.000 aujourd'hui, tous les environs compris, ça reste une bourgade modeste.

Pour l'anecdote, de 2000 à 2014, le maire était un comique célèbre à la Coluche, avec un programme fantaisiste qui a très bien marché.



Comme dans d'autres villes célèbres, LE monument incontournable ici est l'opéra moderne, nommé "la Harpe". Ce gros pavé de verre posé sur l'eau du port est censé rappeler les cristaux de basalte qui se forment naturellement sur l'île. Pas super gai comme architecture, mais ça ne manque pas d'allure. Il a coûté 164 millions d'euros, essentiellement supporté par les impôts locaux puisque les banques qui l'avaient commandé ont fait faillite entre temps, il est complètement disproportionné par rapport à la population. Heureusement, il est très fréquenté par les Islandais généralement férus de culture (un dicton du coin : "une moitié des Islandais écrit des livres, l'autre moitié les lit"). Le reste du complexe qui devait aller avec est à l'arrêt pour le moment.





Mine de rien, la ville est relativement étendue, car presque aucun bâtiment ne dépasse deux étages, les rues sont larges et les espaces verts nombreux. Le petit centre semi-piétonnier concentre les commerces, et des bus gratuits se chargent d'emmener les gens vers les grands malls en périphérie. De là rayonnent les rues résidentielles aux maisons souvent colorées, faites de pierre de lave, de bois, et plus généralement de tôle ondulée.









Hallgrimskirkja, la cathédrale, est aussi dessinée en forme d'orgues basaltiques, mais en blanc cette fois. Un des symboles de la ville, elle a été bâtie de 1945 à 1986. Sa flèche culmine à 75 mètres et son orgue compte 5200 tuyaux.



Proche de la cathédrale, voici le musée Einar Jònsson (1874-1954), le plus important sculpteur islandais. Il a lui-même conçu le bâtiment, devenu en 1923 le premier musée du pays.



Ville très verte, Reykjavik aligne ses pelouses jusque sur le toit de certaines maisons ! Le gros dôme ci-dessous à droite, surnommé la Perle, est un ancien réservoir géothermique géant, devenu un musée. L'église style années 30 est Landakötskirkja.



Autour du lac Tjòrnin s'alignent de belles grandes maisons. Le temps change du tout au tout en quelques minutes.



Comme dans toute ville islandaise, le port est un point focal. La perspective le tasse contre les sommets enneigés, et s'y côtoient petits bateaux de pêche, grands navires militaires et ferries à destination notamment du Groenland. Ceux qui désservent le Danemark et les îles Féroé, curieusement, arrivent de l'autre côté de l'île. Peut-être pour conserver un minimum d'activité à la côte est ?



Fermée sur elle-même depuis des siècles, la population est remarquablement homogène, au point d'avoir des problèmes de consanguinité. Tout mariage doit être validé par des tests ! En gros, les gens sont soit d'origine viking (les blonds, et ils sont très blonds), soit irlandaise (les roux et les châtains). Le rose, on ne sait pas encore. En dehors de cela, très peu d'étrangers y résident (à peine 2% de la population).



Les Islandais sont d'ailleurs très fiers de leurs ancêtres Vikings. Outre l'iconographie et la langue, pratiquement intacte, ils ont aussi conservé l'absence de nom de famille héréditaire, au profit d'un patronyme composé du prénom du père + "son" pour les hommes ou "dottir" pour les femmes. Du coup, les annuaires téléphoniques sont triés par prénoms plutôt que noms. Autre héritage, le folklore. Une majorité d'Islandais déclare croire aux fées et autres trolls, et pas seulement pour en faire des souvenirs à touristes.

Un musée de cire à Reykjavik reconstitue l'histoire des grands voyageurs Vikings, qui outre l'Islande, ont occupé le "pays vert" (Groenland, le nom étant apparemment un coup marketting pour attirer les colons) et "le pays de la vigne" (Vinland, la côte est des Etats-Unis actuels).



Est-ce pour égayer la ville pendant les longs mois d'hiver ? Les murs sont couverts de fresques de tous les styles.