Transports
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    Le logo de Lada, presque inconnu chez nous, omniprésent en Russie et dans ses anciennes Républiques.























    Le téléphone au volant est systématique et permanent, même chez les chauffeurs. Mais à part ça, la conduite est très raisonnable.






















    Avec la pénurie d'essence, même le gros car intercités s'approvisionne en s'enfonçant sur une piste louche jusqu'à une petite bicoque avec des bidons qu'on suppose de contrebande. Faire le plein de cet énorme réservoir depuis des bouteilles et des jerricans, c'est long !






















    Ce n'est pourtant pas que les vrais flics manquent, mais ils sont parfois secondés par ces silhouettes en ferraille. De loin et dans la poussière, ça fait peut-être illusion ?




















    A lire sur mon blog, un billet sur la moto en Ouzbékistan.

  • Pays en transition où les charrettes à ânes côtoient quelques 4x4 limousine et les vieux engins russes les derniers modèles japonais, l'Ouzbékistan voit passer de tout sur ses routes. Si dans les centre-villes l'état des rues est généralement impeccable, pour les routes c'est une autre histoire, et les suspensions sont mises à rude épreuve...


    Est-ce d'origine ou une accumulation de couches de peinture au fil des années depuis la chute de l'URRS ? Toujours est-il que les anciennes Lada et autres trucs russes sont souvent éclatants, et bien entretenus malgré l'âge et les bosses. Galeries et coffres sont comme les places assises : rentabilisés ! Ci-dessous à droite, ce sont de gros morceaux de barbaques, sans doute livraison pour une boucherie, qu voyagent sans réfrigération dans la soute du bus.



    Les marshrutkas sont le principal moyen de transport : des minibus, généralement des Daewoo Damas, qui suivent un itinéraire à peu près stable, mais dont les arrêts dépendent des besoins des passagers. Comme les taxis et les grands bus, le but est de les remplir au maximum, quitte à tourner un moment dans le quartier en haranguant les passants pour les convaincre de monter - peu importe qu'ils aient l'intention de voyager ou pas ! Avec mes grandes quilles et notre gros sac à dos, ils nous faisaient souvent payer 3 places au lieu de 2, mais ça reste très économique. Curieux en revanche qu'ils n'aient jamais de galerie ! Pour les plus longues distances ou les touristes, on passe à la taille au-dessus, de bons gros cars recyclés qui traversent toute la région, parfois 12 ou 15 heures non-stop, avec en prime dans les versions pour les locaux des feuilletons coréens à fond les hauts-parleurs.




    Dans les campagnes, c'est plus rustique : charrettes à bras, traction animale, ou encore tracteurs antiques à trois roues, bizarre économie et drôle d'allure. Ils sont exactement semblables à ceux des photos des années 1930, et on ne serait pas surpris d'apprendre que ce sont les mêmes, inusables et soigneusement entretenus.



    Pénurie ponctuelle ou régulière ? On n'a pas réussi à le savoir, mais de nombreuses stations services étaient fermées faute de carburant à vendre. C'est bien la peine de proposer une demi-douzaine de grades d'octanes différents si c'est pour n'en avoir aucun en stock ! Heureusement, il y a des alternatives, comme les mini-bus électriques à Samarkand (ci-dessus à droite) ou, plus populaires, les transformations pour rouler au gaz, au méthane ou à l'éthanol. Les taxis sont souvent privés de coffre car la bombonne y prend place. Pour les bus ou les camions, des rangées de réservoirs additionnels sont montés sur le toit ou sous la caisse. Et il n'est pas rare de voir des bouteilles en plastique servir de récupérateur pour les trop-pleins ou suintement d'essence.



    Très peu de motos, alors qu'à une époque c'était LE moyen de transport économique. Mais il faut dire qu'elles sont carrément interdites dans certaines villes, et que l'état des routes ne s'y prête guère. En revance on voit beaucoup de side-cars sur base Oural ou surtout Izh, sauf qu'un simple plateau sert de panier. Bien pratique pour transporter de tout, des copains aux marchandises en passant par le petit bétail !



    Tous les quelques kilomètres, des relais basiques comme celui ci-dessous proposent de l'eau et des boissons fraîches (avec un frigo sur générateur), et surtout des melons, des tonnes et des tonnes de melons.