Khiva
  • Introduction

  • Tashkent

  • Moynaq & mer d'Aral

  • Forts du désert

  • Khiva

  • Boukhara 1 - 2

  • Samarkand 1 - 2 - 3

  • Portraits 1 - 2 - 3

  • Artisanat

  • Portes

  • Transports

  • Nasr Eddin Hodja

  • Coton

  • Conclusion


























































    Ces étonnantes fleurs dont on ignore le nom apportent une touche de fuchsia vif dans un décor autrement tout d'ocre et de bleus.





















































































    Les restaurants proposent ce genre de lavabo portable pour rincer la poussière de la route avant de se mettre à table.













































    Pahlavan Makhmoud veille sur l'entrée de sa ville, plongé dans ses pensées. Là il fait vieux sage, mais sur d'autres illustrations mettant en valeur ses prouesses à la lutte, il apparaît comme une montagne de muscles.













































    L'hôtel Alibek, idéalement situé face à la porte ouest de la vieille ville, est chaudement recommandé. Accueil très sympa, chambres vastes et propres, terrasse avec vue imprenable sur les murailles, petit dej inclus et copieux, le tour pour 10 Euros la nuit. En prime, ils proposent du change à un taux très intéressant et peuvent organiser des balades dans la région, notamment pour les anciens forts du désert.






































  • Selon la légende, Khiva a été fondée par Sem, fils de Noé, qui avait découvert un puits. A l'écart de la Route de la Soie qui passait un peu plus au nord par Khorzem (voir ce qu'il en reste page précédente), elle a prospéré notamment grâce à ses célèbres marchés aux esclaves, livrés par les Turkmènes et les Kazakhs qui s'approvisionnaient lors de leurs raids dans les steppes. On voit encore dans des niches de part et autre des longs passages couverts (ci-contre Polvon Darvoza, porte de l'Est) les "vitrines" où ils étaient exposés. Ces passages sont en fait les portes de la ville, - ci-dessus, Ota Darvoza, la porte du Père, à l'ouest.


    Ci-dessus le Kalta Minor, ou minaret court, adossé à la madrasa Mohammed Amin Khan. Ce minaret devait culminer à 70 mètres mais les travaux ayant été abandonnés à la mort du Khan, il ne mesure "que" 29 mètres. Cependant, à côté de ses petits copains, ce moignon est déjà impressionnant ! Un truc à compenser, le khan ? Il voulait voir du haut jusqu'à Boukhara... Un hôtel de luxe s'est installé dans l'école coranique juste derrière (ci-dessous), mais très discrètement, on voit à a peine les blocs de clim, et on devine que le confort n'a plus rien à voir avec les cellules ascétiques des étudiants !



    La vieille ville enserrée dans ses remparts se nomme Ichan Kala. Située à quelques kilomètres de la ville moderne d'Urgench, Khiva est une ville-musée où résident très peu d'habitants. Vidée par les Soviétiques, qui l'ont fortement restaurée, elle n'abrite en permanence que 1500 familles intra-muros, le reste n'est que mosquées, mausolées, madrasas... et aujourd'hui hôtels et restaurants plutôt bien intégrés dans ce décor unique. C'est l'un de ces lieux, un peu comme à Salamanque ou Jodhpur, où l'on a l'impression de voyager dans le temps pour retrouver la splendeur des siècles passés. A condition de choisir son heure loin des touristes : sous le cagnard de midi ou la nuit.


    Régulièrement abîmée et reconstruite sur elle-même, en casant toujours plus de monuments et tombeaux au mètre carré, la ville immaculée que l'on visite n'est pas si ancienne. Le site est occupé depuis 2515 ans, mais les bâtiments que l'on voit aujourd'hui n'ont souvent qu'un ou deux siècles. Toujours construits sur le plan immuable que l'on retrouve du Maghreb à l'Asie, cour carrée, porte monumentale, 4 tourelles aux coins, ils portent de superbes mosaïques bleues (ci-dessous au centre Kutlimurodinok), et les dômes étincellent en turquoise sur le ciel bleu intense.




    Ci-dessus, la madrasa Muhamad Rakhim Khan date de 1871. Elle abrite un centre artisanal présentant les productions locales : tapis, ébenisterie, poteries, tissus, peintures...



    Le minaret d'Islam Khodja, avec ses 44,5 m. de haut, date de 1910. Il servait à la fois au muezzin, de poste d'observation militaire, et de phare terrestre pour trouver son chemin dans le désert... ou les ruelles de la ville-dédale.




    Pahlavan Makhmoud (1247-1325) est un personnage hors du commun : fourreur de son état, lutteur hors pair, poète, philosophe, il est considéré comme le saint patron de la ville. Son tombeau a été construit sur l'emplacement de son atelier de fourreur... avec des proportions autrement plus impressionnantes ! C'est tout simplement l'un des plus beaux du monde musulman, avec ses textes calligraphiés au sein même des décorations florales (majoliques) d'une grande finesse qui recouvrent tout l'intérieur et le dôme... Lieu de reccueillement et de pélerinage, d'une relative fraîcheur bien agréable pour y rester un moment.


    En pays désertique, l'eau et les puits revêtent une importance particulière. Celui de la cour du tombeau de Pahlavan Makhmoud est même censé apporter la fertilité aux couples qui viennent y boire.



    Ci-dessus à droite la Juma Masjid (Mosquée du Vendredi) avec sa forêt de 213 colonnes de bois sculpté, toutes d'âge et de motifs différents, dont les plus anciennes datent des X et XIe siècle, certaines offertes par les pélerins et marchands. On peut y voir des symboles zoroastriens, des représentations de Bouddha (inattendu dans une mosquée)...

    Quand on s'éloigne des parties les plus touristiques, on arrive dans des ruelles réellement habitées par les familles revenues après le départ des Soviétiques. Moins rutilantes, mais tout aussi propres, comme partout. Et en sortant d'Ichon Khala on trouve le Dekhon bazar, bien différent des attrape-touristes de la vieille ville.






    La nuit, sous la pleine lune et les éclairages kitsch, presque désertée, la ville prend des airs féériques de cité oubliée.

    Une large route toute droite relie Urgench la moderne, à une trentaine de kilomètres. Quelques minutes de taxi, 30 minutes en bus... ou 1H30 en tramway poussif. Pour la différence de prix, autant prendre au moins le bus ! Tout du long poussent des quartiers résidentiels, dont certains semblent assez luxueux.